27/10/2026

Catherine MacGregor, CentraleSupélec : l’ingénieure centralienne à la tête d’Engie

Catherine MacGregor dirige Engie depuis le 1er janvier 2021. Diplômée de l'École Centrale Paris en 1995, aujourd'hui CentraleSupélec, elle a passé 23 ans chez Schlumberger, puis a dirigé Technip Energies au sein de TechnipFMC, avant…

Catherine MacGregor dirige Engie depuis le 1er janvier 2021. Diplômée de l’École Centrale Paris en 1995, aujourd’hui CentraleSupélec, elle a passé 23 ans chez Schlumberger, puis a dirigé Technip Energies au sein de TechnipFMC, avant de prendre la direction générale d’Engie, groupe énergétique du CAC 40. Son parcours relie trois mondes rarement réunis dans une même carrière : le forage pétrolier sur le terrain, l’ingénierie industrielle et la transition énergétique d’un groupe du CAC 40. C’est aussi un parcours profondément international, construit au Congo, au Royaume-Uni, en Malaisie et aux États-Unis.

Catherine MacGregor à Centrale Paris : une formation d’ingénieure généraliste

Née en 1972 et élevée au Maroc, selon un portrait publié par l’AFP au moment de sa nomination, Catherine MacGregor intègre l’École Centrale Paris et en sort diplômée en 1995. L’école, qui a fusionné avec Supélec en 2015 pour former CentraleSupélec, forme des ingénieurs généralistes : un socle large en mathématiques, physique, mécanique et gestion de projet, pensé pour ouvrir aussi bien vers la technique que vers le management.

Ce modèle généraliste éclaire la suite de sa carrière. Catherine MacGregor ne s’est jamais enfermée dans une spécialité unique : elle a dirigé des activités de forage, une région entière, une fonction ressources humaines puis une entité d’ingénierie, avant de prendre la tête d’un groupe énergétique diversifié. La biographie officielle publiée par Engie la présente d’abord comme « ingénieure, diplômée de l’École Centrale de Paris (CentraleSupélec) », un titre qu’elle met en avant à chaque étape.

Sa promotion 1995 la place dans une génération de centraliens qui a connu l’internationalisation accélérée des grands groupes industriels français, dans une lignée d’ingénieurs bâtisseurs qui remonte à Gustave Eiffel, diplômé de Centrale en 1855. Pour situer l’école dans le paysage des grandes écoles d’ingénieurs, la fiche CentraleSupélec de Planète Grandes Écoles présente son cursus et ses campus.

Les débuts de carrière chez Schlumberger : du Congo à la direction du forage

À sa sortie de Centrale, Catherine MacGregor rejoint Schlumberger (devenu SLB), groupe international de services pétroliers. D’après l’AFP, son premier poste la conduit sur une plateforme pétrolière au Congo. Elle enchaîne ensuite les affectations en Écosse, en Malaisie, aux États-Unis et à Londres, un parcours typique des ingénieurs de terrain du secteur, où la mobilité géographique fait partie de la formation au management.

Au fil de ses 23 années chez Schlumberger, elle occupe des fonctions de direction de premier plan, détaillées dans sa biographie officielle : présidente du groupe de forage, présidente pour l’Europe et l’Afrique, puis vice-présidente des ressources humaines du groupe. Ce passage par les ressources humaines, après des postes très opérationnels, élargit son profil : elle gère à la fois des opérations techniques complexes et les équipes qui les portent, à l’échelle mondiale. Ce détour par les ressources humaines avant la direction générale se retrouve chez d’autres dirigeants de l’industrie, comme Olivier Blum, passé par la DRH mondiale de Schneider Electric avant d’en devenir PDG.

Le tournant TechnipFMC : diriger Technip Energies

En juillet 2019, Catherine MacGregor quitte Schlumberger pour rejoindre le groupe franco-américain TechnipFMC, où elle devient membre du comité exécutif. Elle y prend la direction de Technip Energies, l’entité d’ingénierie du groupe basée à Paris, avec une mission précise : préparer sa séparation et son introduction en bourse.

Ce passage marque un tournant. Pour la première fois, elle dirige une entreprise d’ingénierie tournée vers les grands projets énergétiques (gaz naturel liquéfié, hydrogène, chimie) et prépare une opération de marché d’envergure. C’est ce profil d’ingénieure dirigeante, alliant expérience industrielle et culture de la transformation, qui retient l’attention du conseil d’administration d’Engie à l’automne 2020.

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Catherine MacGregor aujourd’hui : directrice générale d’Engie

Catherine MacGregor prend ses fonctions de directrice générale d’Engie le 1er janvier 2021. Elle est nommée administratrice du groupe le 20 mai 2021, mandat renouvelé jusqu’en 2029 selon la page gouvernance d’Engie. Depuis 2023, elle siège aussi comme administratrice indépendante au conseil de Microsoft, au sein des comités environnement, social et politiques publiques, et rémunérations. Elle est par ailleurs administratrice de l’Afep et de l’Association française des entreprises pour l’environnement (EpE).

Elle rejoint ainsi le cercle des dirigeants de l’énergie formés dans les grandes écoles françaises, aux côtés de Patrick Pouyanné, polytechnicien à la tête de TotalEnergies, ou avant eux d’Henri Proglio, ancien PDG d’EDF. Sous sa direction, Engie a accéléré dans les renouvelables et le stockage par batteries. Le communiqué des résultats annuels 2025 donne la mesure du groupe qu’elle dirige.

Indicateur Engie (exercice 2025) Valeur Source
Chiffre d’affaires 71,9 milliards d’euros Engie, résultats annuels 2025
EBITDA 14,7 milliards d’euros Engie, résultats annuels 2025
Résultat net récurrent part du groupe 4,9 milliards d’euros Engie, résultats annuels 2025
Capacités renouvelables et stockage installées 57,2 GW, dont 6,2 GW ajoutés en 2025 Engie, résultats annuels 2025
Effectifs plus de 90 000 collaborateurs dans 30 pays Engie, présentation du groupe (2026)

Dans ce communiqué, Catherine MacGregor qualifie 2025 de « nouvelle année de performance solide » et d’« année record dans les énergies renouvelables et les batteries ».

Catherine MacGregor et le réseau CentraleSupélec

Le lien de Catherine MacGregor avec son école dépasse le diplôme. Les documents de gouvernance d’Engie mentionnent parmi ses mandats passés celui d’administratrice de l’École CentraleSupélec, ce qui l’a associée directement à la gouvernance de l’établissement. Le 10 juin 2021, quelques mois après sa prise de fonctions chez Engie, elle est revenue sur le campus de Gif-sur-Yvette pour une conférence ouverte à tous, retransmise sur la WebTV de CentraleSupélec, consacrée à son parcours et aux ambitions d’Engie dans la transition énergétique.

Son parcours rejoint celui d’autres centraliens devenus dirigeants de premier plan. Stéphane Bancel, diplômé de Centrale Paris et PDG de Moderna, a lui aussi bâti sa carrière à l’international avant de prendre la tête d’un groupe mondial. Côté Supélec, l’autre école fondatrice de CentraleSupélec, Jean-Luc Lagardère incarne une autre figure d’ingénieur bâtisseur d’industrie, tout comme Thierry Breton, diplômé de Supélec, passé de la direction de grands groupes cotés au ministère de l’Économie puis à la Commission européenne.

Parcours de Catherine MacGregor en dates

Année Étape
1995 Diplôme d’ingénieure de l’École Centrale Paris
1995 à 2019 23 ans chez Schlumberger : forage, Europe et Afrique, ressources humaines
Juillet 2019 Rejoint TechnipFMC, membre du comité exécutif, direction de Technip Energies
1er janvier 2021 Directrice générale d’Engie
20 mai 2021 Première nomination comme administratrice d’Engie
10 juin 2021 Conférence sur le campus de CentraleSupélec
2023 Administratrice indépendante de Microsoft

FAQ

Quelle école a fait Catherine MacGregor ?

Catherine MacGregor est ingénieure diplômée de l’École Centrale Paris, promotion 1995. L’école a fusionné en 2015 avec Supélec pour former CentraleSupélec, établissement aujourd’hui installé sur le plateau de Saclay. Sa biographie officielle chez Engie la présente comme diplômée de « l’École Centrale de Paris (CentraleSupélec) ». Elle a ensuite été administratrice de l’école, un mandat mentionné dans les documents de gouvernance d’Engie.

Depuis quand Catherine MacGregor dirige-t-elle Engie ?

Catherine MacGregor est directrice générale d’Engie depuis le 1er janvier 2021. Elle a été nommée administratrice du groupe le 20 mai 2021, et son mandat court jusqu’en 2029 selon la page gouvernance d’Engie. Avant Engie, elle dirigeait Technip Energies au sein de TechnipFMC, après 23 ans de carrière chez Schlumberger.

Quel a été le parcours de Catherine MacGregor chez Schlumberger ?

Elle a passé 23 ans chez Schlumberger, de sa sortie de Centrale à 2019. Son premier poste l’a menée sur une plateforme pétrolière au Congo, avant des affectations en Écosse, en Malaisie, aux États-Unis et à Londres. Elle y a été présidente du groupe de forage, présidente pour l’Europe et l’Afrique, puis vice-présidente des ressources humaines.

Quels autres mandats exerce Catherine MacGregor ?

Outre la direction générale d’Engie, Catherine MacGregor est administratrice indépendante de Microsoft depuis 2023, où elle siège aux comités environnement, social et politiques publiques et rémunérations. Elle est aussi administratrice de l’Afep et de l’Association française des entreprises pour l’environnement, et membre du club des partenaires de la Toulouse School of Economics.

Ce qu’il faut retenir

Catherine MacGregor, ingénieure de l’École Centrale Paris (1995), a construit sa carrière en trois temps : 23 ans de terrain et de direction chez Schlumberger, la direction de Technip Energies chez TechnipFMC, puis la direction générale d’Engie depuis 2021. Elle pilote un groupe de plus de 90 000 collaborateurs, qui a réalisé 71,9 milliards d’euros de chiffre d’affaires en 2025. Administratrice passée de CentraleSupélec et invitée de son campus en 2021, elle incarne le parcours d’ingénieure dirigeante que porte le réseau des centraliens, aux côtés d’autres dirigeants issus de l’école.

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