30/06/2026

Réseau alumni ISAE-SUPAERO : poids, débouchés et anciens célèbres

Plus de 23 000 diplômés, une amicale fondée en 1911, un ancrage aéronautique unique : tour d'horizon du réseau alumni ISAE-SUPAERO, de son poids à ses anciens célèbres. Peu de réseaux d'anciens élèves plongent leurs…

Plus de 23 000 diplômés, une amicale fondée en 1911, un ancrage aéronautique unique : tour d’horizon du réseau alumni ISAE-SUPAERO, de son poids à ses anciens célèbres.

Peu de réseaux d’anciens élèves plongent leurs racines aussi loin dans l’histoire industrielle française que le réseau alumni ISAE-SUPAERO. Son amicale existe depuis 1911, à une époque où l’aviation elle-même n’avait qu’une poignée d’années. Plus d’un siècle plus tard, elle relie plus de 23 000 diplômés de Supaero, des bureaux d’études aérospatiaux aux agences spatiales, en passant par le conseil et l’entrepreneuriat technologique. Voici ce qui distingue cette communauté que son identité aéronautique rend singulière : son poids réel, ses débouchés et les anciens qui l’ont fait connaître.

 

Une amicale née avec l’aviation française

Quand l’amicale des anciens de SUPAERO voit le jour en 1911, l’École supérieure d’aéronautique n’a que deux ans d’existence. Reconnue d’utilité publique dès 1922, l’association a accompagné l’essor d’une filière devenue stratégique pour le pays. L’établissement actuel, l’ISAE-SUPAERO, est issu du rapprochement opéré en 2007 entre SUPAERO, fondée en 1909, et l’ENSICA, créée en 1945. Le réseau en a hérité une double filiation, aujourd’hui regroupée sous l’entité ISAE SUPAERO ENSICA Alumni.

Ce réseau ne vit pas isolé. Il s’inscrit dans un ensemble toulousain qui réunit la Fondation ISAE-SUPAERO, l’organisme de formation continue EUROSAE, le Groupe ISAE et l’Université de Toulouse. Le travail de l’amicale se concentre sur trois terrains concrets : l’entraide entre promotions, le suivi des parcours professionnels et l’appui aux étudiants qui font leurs premiers pas dans l’industrie.

 

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Combien de diplômés dans le réseau alumni ISAE-SUPAERO ?

Avec plus de 23 000 ingénieurs en activité sur tous les continents, le réseau alumni Supaero dépasse le seul cercle du cycle ingénieur : il intègre aussi les mastères spécialisés, les masters et les doctorats de l’école. Les anciens se retrouvent au fil de l’année lors d’afterworks organisés à Toulouse et à Paris, qui restent le point de contact le plus régulier entre les générations.

L’amicale fait par ailleurs tourner un programme de mentorat animé par des dirigeants diplômés, des enquêtes de rémunération réservées à ses membres et un accompagnement carrière. Pour une communauté aussi mobile et internationale, tout l’enjeu se résume à une question simple : savoir où se trouvent vraiment ces 23 000 anciens à un instant donné.

 

Quel salaire à la sortie de Supaero ?

Sur le terrain des rémunérations, l’ISAE-SUPAERO se situe dans le peloton de tête des écoles d’ingénieurs françaises, tirée par la demande soutenue des secteurs aéronautique, spatial et de défense. L’entrée dans la vie active est rapide : une large majorité de diplômés signe un contrat dans les deux mois qui suivent la sortie.

Indicateur Valeur
Salaire de sortie (brut annuel médian) environ 42 100 €
Diplômés en emploi en moins de 2 mois environ 85 %
Emploi dans l’industrie 6 mois après le diplôme environ 78 %
Membres du réseau plus de 23 000
Création de l’association 1911

Ce positionnement salarial s’explique par la rareté des profils aérospatiaux et par leur polyvalence : le diplôme ouvre des portes bien au-delà de l’aéronautique, jusqu’aux cabinets de conseil et aux salles de marché.

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Dans quels secteurs travaillent les ingénieurs Supaero ?

Le premier employeur des anciens élèves de Supaero reste, sans surprise, l’aérospatial et la défense, qui recrutent l’essentiel de chaque promotion. Mais la palette s’élargit d’année en année vers des fonctions de conseil, de finance et de direction. La trajectoire de Jean-Luc Brincourt, diplômé de Supaero devenu président d’Accenture pour la France, la Belgique et le Luxembourg, en donne une illustration directe.

Secteur Place dans les débouchés
Aéronautique, spatial et défense Premier débouché (Airbus, Dassault Aviation, Thales, ArianeGroup)
Conseil et conseil en stratégie Voie de plus en plus suivie
Finance, dont finance quantitative Présence notable
Énergie Débouché récurrent
Entrepreneuriat et deeptech En progression, soutenu par l’incubateur de l’école

L’essor du New Space et des mobilités décarbonées (drones, avions bas carbone) ajoute de nouveaux horizons, avec des diplômés de plus en plus nombreux à rejoindre ou à lancer des start-ups technologiques.

 

Ces alumni Supaero qui ont marqué l’aérospatial

S’il fallait juger un réseau à ses figures, celui de Supaero tiendrait la comparaison avec n’importe quelle grande école. L’institution a formé plusieurs noms fondateurs de l’aviation française, à commencer par Marcel Dassault, à l’origine de Dassault Aviation, le constructeur Henry Potez, ou encore l’ingénieur inventeur Jean Bertin. Du côté des grands groupes, Jean-Paul Herteman, ancien dirigeant de Safran, montre jusqu’où peut mener le diplôme dans l’industrie.

L’école occupe aussi une place à part dans l’aventure spatiale, avec les astronautes Jean-François Clervoy et Thomas Pesquet, rejoints par une génération plus récente sélectionnée par l’Agence spatiale européenne. Le réseau s’illustre enfin dans le conseil et les services, où Jean-Luc Brincourt prend la tête d’Accenture France à compter de septembre 2026.

 

Ce qui fait vivre le réseau au quotidien

L’activité du réseau alumni Supaero ne se limite pas à un annuaire. Les afterworks saisonniers, à Toulouse comme à Paris, offrent des points de rencontre réguliers, tandis que les parcours d’alumni mettent les étudiants et les jeunes diplômés au contact d’anciens déjà installés dans le métier.

Le mentorat constitue le dispositif le plus structurant. En reliant un étudiant ou un ingénieur débutant à un dirigeant diplômé, il transmet une connaissance concrète des secteurs visés, des codes du recrutement et des trajectoires possibles, que peu de ressources écrites peuvent égaler.

 

Une communauté soudée par une même passion

Beaucoup de réseaux d’écoles rassemblent des profils aux métiers très divers. Celui de Supaero tire au contraire sa cohésion d’un socle commun : l’aéronautique et le spatial. Cette spécialisation crée un fort sentiment d’appartenance et fluidifie les mises en relation, d’un avionneur à un motoriste, d’un laboratoire à une jeune pousse. Pour un diplômé qui mène une carrière dans la filière, en France ou à l’étranger, ce maillage sectoriel se révèle un atout très concret, renforcé à chaque nouvelle promotion.

 

FAQ – réseau alumni ISAE-SUPAERO

Combien de diplômés compte le réseau alumni ISAE-SUPAERO ?

Le réseau réunit plus de 23 000 ingénieurs diplômés en activité dans le monde, issus de l’ensemble des programmes de l’école.

Depuis quand le réseau alumni ISAE-SUPAERO existe-t-il ?

L’amicale a été fondée en 1911 et reconnue d’utilité publique en 1922. Elle est rattachée à l’ISAE-SUPAERO, née en 2007 de la fusion de SUPAERO (1909) et de l’ENSICA (1945).

Quel salaire perçoit-on à la sortie de l’ISAE-SUPAERO ?

La rémunération de sortie tourne autour de 42 100 euros bruts annuels en médiane, l’un des niveaux les plus élevés parmi les écoles d’ingénieurs, avec une insertion très rapide.

Quels sont les principaux débouchés des diplômés Supaero ?

L’aéronautique, le spatial et la défense arrivent en tête, devant le conseil, la finance, l’énergie et, de plus en plus, l’entrepreneuriat technologique.

Quels sont les anciens élèves de Supaero les plus connus ?

On y trouve Marcel Dassault, Henry Potez, Jean-Paul Herteman, les astronautes Jean-François Clervoy et Thomas Pesquet, ou encore Jean-Luc Brincourt, à la tête d’Accenture France.

 

Ce qu’il faut retenir

Né en 1911 avec l’aviation française, le réseau alumni ISAE-SUPAERO réunit aujourd’hui plus de 23 000 ingénieurs autour d’une identité aérospatiale forte. Son histoire va des pionniers de l’aéronautique aux astronautes et aux dirigeants de grands groupes, et son salaire de sortie, proche de 42 100 euros bruts, le place en haut du classement des écoles d’ingénieurs. Longtemps centré sur l’aérospatial et la défense, il s’ouvre désormais au conseil, à la finance et aux start-ups deeptech. Sa vraie richesse tient à la solidité du lien entre promotions, qui ne se maintient qu’à condition de suivre, dans la durée, des carrières de plus en plus mobiles.

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